À quelques jours de la tenue de la 37e session ordinaire du Conseil national du Travail, le président Félix Tshisekedi affiche sa volonté d’en faire un levier fort du dialogue social en République démocratique du Congo. Réunis du 21 au 24 avril 2025, les représentants du gouvernement, des employeurs et des travailleurs tenteront de s’accorder sur des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations sociales les plus pressantes.
Prenant la parole à travers son porte-parole, Patrick Muyaya, lors du 40e Conseil des ministres à Lubumbashi, le chef de l’État a insisté sur la dimension participative et responsable de ce rendez-vous : « Ce Conseil demeure l’une des expressions les plus vivantes de notre démocratie sociale. Il constitue un espace privilégié pour construire ensemble des solutions durables ».
Félix Tshisekedi appelle le gouvernement à ne pas se contenter d’une simple formalité institutionnelle, mais à faire preuve d’écoute et de réactivité. « Il s’agit d’un moment d’écoute sincère, de propositions audacieuses et d’engagements fermes », a relayé Patrick Muyaya, insistant sur l’importance de traduire les discussions en actions tangibles.
Le président fixe un cap clair : améliorer le quotidien des Congolais. « Cette session doit aboutir à des mesures concrètes, réalistes et applicables, notamment pour renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs, garantir leur dignité, encadrer de manière équitable et responsable l’emploi des étrangers, et consolider notre système de protection sociale, dans un esprit de justice, de solidarité et d’équité », a-t-il martelé.
Siméon TUENDELE
