Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, le lundi 09 décembre 2024 , le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Et ce, dans un cadre officiel pour discuter sur les sujets d’intérêt national.
La problématique de la révision ou le changement de la constitution a principalement au coeur de cette rencontre.
Devant la presse, au sortir de ces échangent, Vital Kamerhe a plutôt soutenu l’idée de la révision constitution que de son changement, en s’appuyant intrinsèquement sur l’article 218 de cette même loi fondamentale, laquelle parle des instances qui ont l’attribution d’initier le projet de la révision.
« En ce qui concerne la révision de la constitution de la République démocratique du Congo, l’évoquer n’est pas un tabou. C’est dans la même constitution, à l’article 218 où l’on prévoit le mode de sa révision et qui sont habilités à prendre une telle décision. Au numéro 1, il est indiqué le président de la République, au numéro 2 c’est le gouvernement réuni en conseil des ministres, au numéro 3, c’est le parlement c’est chacune des chambres du parlement par la moitié de sa composition, c’est à dire la moitié des sénateurs et députés. Et le 4ème , c’est la population congolaise par une pétition de 100.000 signatures. Mais où est le problème ? Nous sommes toujours dans la légalité constitutionnelle. Mais quand on commence à réfléchir, certains préfèrent réfléchir à haute voix d’autres à voix basse et certains préfèrent aller trop vite en besogne, ce que le président n’a demandé à personne. Le président de la République a indiqué qu’il mettra en place une commission constitutionnelle multidisciplinaire chargée de réfléchir sur cette question. Mais cette commiwsion n’est même pas encore mise en place, elle n’a pas encore réfléchi, mais il y a des gens qui ont le don de dire ce que doit venir. Mais cette commission ne sera pas seulement constitué des gens de la majorité. C’est une commission qui sera composée des forces politiques et des forces vives de la nation », a dit le président de l’Assemblée Nationale.
Félix Tshisekedi est attendu le mercredi 11 décembre devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, pour un discours devant la nation. Cette question de la constitutionnelle pourra éventuellement être évoquée.
IID
