Un militaire de la Garde républicaine, Issac Bahati Kasongo, a été reconnu coupable du meurtre de trois policiers militaires au camp Babylone, dans la commune de Kintambo. Jugé en flagrance par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, il a été condamné à la peine de mort le jeudi 15 mai.

Selon le tribunal, le prévenu a ouvert le feu sur ses collègues à la suite d’un différend encore non élucidé. « Le prévenu a agi avec préméditation, utilisant une arme de guerre sans aucune justification légitime », a déclaré le président du tribunal militaire lors de l’audience publique organisée au terrain du camp Transmission (TTR).

En plus de la peine capitale, Issac Bahati Kasongo a été condamné à deux peines de dix ans de servitude pénale pour vol d’armes de guerre et dissipation de munitions. Le tribunal a également statué sur les dommages civils. « Le condamné devra verser 50 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts aux familles des victimes », a précisé le ministère public.

Né le 8 novembre 1992 à Bukavu, Issac Bahati Kasongo avait rejoint les rangs de la Garde républicaine en 2019, après avoir suivi une formation militaire à Kisangani. Affecté au 14ᵉ régiment, rien dans son parcours ne laissait présager un tel passage à l’acte.

Cette affaire, qui relance le débat sur la discipline et la gestion des tensions au sein des forces de sécurité congolaises, suscite de vives réactions dans l’opinion. « Il est temps que la hiérarchie militaire prenne des mesures pour éviter de tels drames », a réagi un officier présent lors du procès s’étant confié à l’ACP.

Siméon TUENDELE

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