Présente à Berlin, en Allemagne, la République Démocratique du Congo participe activement au sommet ministériel biennal consacré aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies. La délégation congolaise est conduite par le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, ainsi que par la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner.

Prévue du 13 au 14 mai 2025, cette rencontre de haut niveau réunit les États membres autour de discussions stratégiques sur l’avenir des missions onusiennes, offrant une tribune pour des engagements concrets destinés à combler les lacunes capacitaires et à adapter les opérations aux enjeux contemporains.

Selon les organisateurs, cette édition 2025 vise à renforcer la sécurité des Casques bleus sur le terrain tout en améliorant l’efficience globale des missions. Les États sont encouragés à établir des synergies, notamment dans les domaines de la formation et du renforcement des capacités, afin d’honorer leurs promesses.

Dans ce cadre, la délégation congolaise a salué le travail de la Monusco, soulignant son importance dans le processus de stabilisation, tout en réaffirmant son soutien à l’ensemble des missions de paix comme instruments clés de sécurité collective. À l’approche du scrutin prévu en juin, Kinshasa ambitionne de jouer un rôle plus actif au Conseil de sécurité des Nations Unies, si elle obtient un siège de membre non permanent pour la période 2026-2027.

« La RDC a exprimé sa gratitude pour l’assistance de la Monusco lors du redéploiement des forces FARDC/PNC de Goma vers Kinshasa », précise un message publié sur le compte X du ministère des Affaires étrangères. « Elle a réaffirmé son adhésion à la Résolution 2773 et mis en avant sa volonté de défendre des opérations plus innovantes, plus efficaces et à fort impact, dans l’hypothèse de son accession au Conseil de sécurité. »

Lors de l’ouverture des travaux, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné la nécessité urgente de repenser les missions de maintien de la paix, à l’heure où les conflits se multiplient à un rythme jamais vu depuis la création de l’Organisation. Il a salué l’engagement universel des Casques bleus qui, bien que venus du monde entier, partagent un objectif commun : promouvoir la paix. Il a également rappelé leur contribution essentielle à la protection des populations civiles, aux processus électoraux et à la mise en œuvre des cessez-le-feu.

Face à la montée des tensions locales, notamment au Liban, en Centrafrique ou encore en RDC, et à l’émergence de menaces asymétriques, Guterres a plaidé pour une refonte en profondeur des outils de maintien de la paix. « Nous devons à nos soldats et aux civils qu’ils protègent des moyens accrus pour faire triompher la paix », a-t-il déclaré, après avoir invité les participants à observer une minute de silence en mémoire des 4 400 soldats tombés en mission depuis la fondation de l’ONU.

Cette réunion à Berlin s’inscrit dans une série de rencontres de haut niveau marquant le 80e anniversaire de l’ONU ainsi que le dixième anniversaire du Sommet des dirigeants sur le maintien de la paix. Le Département des opérations de paix et le Département de l’appui opérationnel, qui orchestrent ces missions, soulignent leur engagement à adapter chaque déploiement aux réalités du terrain et aux défis émergents, dans des contextes souvent périlleux.

Pour mémoire, la RDC mène depuis décembre 2024 une campagne diplomatique active en vue de décrocher un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2026-2027. Lors du lancement officiel à Kinshasa, la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner avait rappelé que le pays avait déjà siégé deux fois à ce poste : de 1982 à 1983, puis entre 1991 et 1992, en pleine crise du Golfe.

Merveille META

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