La 12e édition de la Semaine de la Science et des Technologies a été officiellement lancée le lundi 21 avril 2025 par Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Pour cette édition, l’événement se veut « itinérant » et met l’accent sur le thème : « Imagine demain ; science et société ».

À travers cette thématique, l’initiatrice de cette initiative, Raïssa Malu, invite à une réflexion collective sur l’interaction entre les avancées scientifiques et les défis sociétaux.

Une vitrine pour la curiosité et l’espoir

Depuis sa création en 2014, cette semaine s’est imposée comme un événement majeur pour rapprocher les sciences du grand public congolais. « C’est une invitation à nourrir la curiosité, à encourager l’innovation, mais surtout à éveiller l’espoir. L’espoir que nos enfants, filles et garçons, trouvent dans la science les outils pour rêver et construire un avenir meilleur », a affirmé la ministre lors de son discours d’ouverture.

La science pour tous

Raïssa Malu a également insisté sur l’ambition profonde portée par cet événement : démocratiser l’accès aux savoirs scientifiques. Pour elle, la science ne doit plus être un domaine réservé à une poignée de privilégiés. Elle souligne que la RDC souhaite pleinement s’inscrire dans la dynamique mondiale de transformation scientifique, notamment en lien avec l’Exposition Universelle de 2025 à Osaka.

« La science doit se vivre dans nos écoles, nos communautés, être partagée, vulgarisée. Ce n’est pas l’apanage d’une élite, mais un droit pour tous », a-t-elle martelé.

Une édition hybride et décentralisée

Pour atteindre cet objectif, l’édition 2025 adopte un format hybride. D’un côté, des activités scientifiques décentralisées ont lieu tout au long du mois d’avril dans plusieurs provinces grâce au Réseau des Catalyseurs. De l’autre, une série d’événements est prévue à Kinshasa, du 21 au 24 avril : animations scolaires, conférences, expositions, et une cérémonie de clôture.

Raïssa Malu a clôturé son intervention en insistant sur la nécessité de rendre la science accessible à toutes les couches de la société : élèves, enseignants, étudiants, et universitaires.

Intelligence artificielle et nouvelles technologies à l’honneur

Cette édition accorde une place de choix aux innovations de pointe. À l’ouverture, Dora Muanda Kembadio, directrice de la Semaine, a orchestré une série d’ateliers scientifiques au siège d’Investing People. Pas moins de 25 ateliers ont été organisés, couvrant des sujets aussi variés que l’intelligence artificielle, les énergies vertes, la réalité virtuelle, la densité de l’eau ou encore la préservation du patrimoine naturel.

Quand la science va à la rencontre des élèves

« Nous faisons voyager la science vers une trentaine d’écoles sélectionnées », a expliqué Dora Muanda Kembadio. Pour elle, la médiation scientifique – cette capacité à rendre compréhensible un contenu complexe – est un levier essentiel pour un enseignement de qualité. « Nous formons nos jeunes à cet art, afin qu’ils puissent apprendre en s’amusant. C’est le cœur même de notre mission », a-t-elle insisté.

Cette formule itinérante marque donc la singularité de cette 12e édition. Pendant trois jours, les élèves des écoles partenaires bénéficieront d’ateliers interactifs autour de diverses disciplines scientifiques. L’objectif ? Faire naître des vocations et insuffler aux jeunes un goût pour les sciences, dans une ambiance ludique et inspirante.

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