Initialement annoncée comme imminente, la visite du président congolais Félix Tshisekedi à Washington n’aura lieu que si les troupes rwandaises se retirent du territoire congolais. C’est ce qu’a précisé le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, mercredi 13 novembre sur RFI.
« Le président ne peut pas se rendre à Washington tant que, de concert avec nos partenaires américains, nous ne constatons pas le retrait effectif des troupes rwandaises. On les appelle diplomatiquement « mesures de défense », mais il s’agit bel et bien de forces armées », a déclaré Muyaya.
Ce retrait constitue, selon Kinshasa, « la condition principale » pour aller vers la signature d’un accord de paix entre Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, sous l’égide des États-Unis.
Malgré ces tensions persistantes, Patrick Muyaya a salué la signature récente du Cadre d’intégration économique régionale (CIER) entre la RDC et le Rwanda, présenté comme « un pas important » vers la normalisation. Cet accord vise à renforcer la coopération bilatérale dans des domaines stratégiques : mines, énergie, infrastructures, santé, agro-industrie et tourisme.
Depuis le Brésil, Félix Tshisekedi avait annoncé que la Maison Blanche devait envoyer « dans les jours qui suivent » une invitation officielle, tout en appelant à la prudence quant au processus de paix.
Le CIER découle de la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025 et de l’accord de paix du 27 juin, conclu à Washington sous médiation américaine. Sa mise en œuvre est conditionnée par l’application du concept d’opérations (CONOPS) et de l’ordre opérationnel (OPORD), liant ainsi stabilité sécuritaire et développement économique.
Prince WALALA
