Dans une interview accordée à Jeune Afrique le 1er juillet dernier, le principal conseiller américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a clarifié la position des États-Unis sur l’accord sécuritaire récemment signé entre la RDC et le Rwanda.

Il a rappelé que le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais doit impérativement s’accompagner de la neutralisation des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « Ces deux mesures vont de pair. Elles doivent être coordonnées dans un délai raisonnable », a-t-il insisté, précisant que la neutralisation des FDLR ne devrait pas prendre des mois.

Reconnaissant le rôle du Rwanda dans le soutien au mouvement rebelle M23, Boulos a souligné l’importance d’un accompagnement américain à la mise en œuvre de l’accord pour mettre fin aux violences dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Interrogé sur la présence politique de l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila Kabange, le conseiller de Donald Trump a répondu de manière ironique, tout en laissant entendre que Joseph Kabila ne représente pas un enjeu majeur pour les États-Unis « Est-il vraiment influent ? C’est une affaire qui relève du peuple congolais ». A-t-il lâché.

Par ailleurs, il a défendu l’accord sur les minerais stratégiques conclu entre les deux pays, le qualifiant de nécessaire pour assurer un partenariat transparent dans le secteur minier.

Matthieu BEYA

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