La France affirme que la communauté internationale ne saurait faire preuve de partialité dans sa manière de défendre la souveraineté des États. C’est le message sans équivoque qu’a tenu à faire passer l’ambassadeur de France en République démocratique du Congo, Rémi Maréchaux, le samedi 12 juillet dernier à Kinshasa, à l’occasion de la célébration de la fête nationale française.

« Il n’est pas acceptable de défendre farouchement l’intégrité territoriale d’un pays comme l’Ukraine, agressé de manière injustifiée, tout en fermant les yeux sur des atteintes similaires en RDC. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures », a déclaré le diplomate.

Pour Rémi Maréchaux, Paris et Kinshasa partagent des objectifs communs, au premier rang desquels figure la quête de la paix.

« Notre priorité, c’est d’abord la stabilité dans l’Est du Congo. Il est temps de mettre un terme à un conflit qui perdure depuis trop longtemps, provoquant d’innombrables souffrances. Cela passe par le respect de l’unité nationale, la défense de l’intégrité du territoire congolais et le rétablissement effectif de la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire. C’est également la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, dont la France a été l’un des principaux artisans », a-t-il souligné.

Le diplomate a en outre affirmé l’appui de son pays à l’accord signé récemment à Washington, présenté comme une avancée majeure dans le processus de paix.

« La signature, le 27 juin, de l’accord de Washington est une étape significative. La France en salue la conclusion et s’engage pleinement à soutenir sa mise en œuvre, ainsi que la conclusion d’accords complémentaires. C’est une opportunité à saisir pour mettre fin, enfin, à une crise prolongée », a-t-il insisté.

Dans son discours, Rémi Maréchaux a aussi rappelé la portée historique du 14 juillet, soulignant que cette date incarne les valeurs fondamentales de la République française.

« Le 14 juillet est bien plus qu’une date symbolique. Elle représente une révolution et des idéaux profonds : la liberté, l’égalité, la fraternité, ainsi qu’un attachement indéfectible aux droits humains. Notre hymne national est un chant de combat ; notre histoire est celle d’un peuple engagé pour ses droits », a-t-il conclu.

Cette position reflète également les propos tenus en avril dernier par le président Emmanuel Macron à Madagascar, où il dénonçait l’hypocrisie internationale qui consiste à défendre l’inviolabilité des frontières en Ukraine tout en tolérant l’exploitation des ressources et les atteintes à la souveraineté en RDC. La diplomatie française affirme ainsi que la souveraineté congolaise mérite un respect égalitaire.

Merveille META

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