En vue d’un accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, le président congolais Félix Antoine Tshisekedi a exprimé, ce jeudi 26 juin 2025, son soutien à l’initiative de médiation conduite par l’administration américaine. Lors d’une interview exclusive accordée à la journaliste Hariana Verás Victória, correspondante permanente à la Maison Blanche pour l’Afrique, il a salué les efforts déployés pour aboutir à un accord durable.
Le chef de l’État congolais a déclaré espérer que cette initiative mette fin à une guerre injuste, imposée à la République Démocratique du Congo pour des raisons économiques, qui dure depuis plus de trente ans et a coûté la vie à des centaines de milliers de Congolais.
Interrogé sur l’implication personnelle de l’actuel président américain Donald Trump dans cette médiation, Félix Tshisekedi a surpris en affirmant être prêt à soutenir sa candidature au prix Nobel de la paix, si ce dernier parvient à mettre fin au conflit dans l’est du pays.
« Si cette guerre injuste prend fin, une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts, certains disent même qu’elle a fait plus de victimes que la Seconde Guerre mondiale… alors, si le président Trump parvient à mettre fin à cette guerre grâce à sa médiation, il mériterait ce prix Nobel. Je serais le premier à voter pour lui », a-t-il déclaré.
Cette déclaration intervient alors que le Pakistan a récemment suggéré la candidature de Donald Trump au Nobel de la paix, saluant ses efforts de médiation dans différents conflits mondiaux.
L’’accord de paix, en cours de finalisation, devrait être signé officiellement le vendredi 27 juin 2025 à Washington par le ministre des Affaires étrangères de la RDC et celui du Rwanda, selon des sources proches du dossier.
Lors de cet entretien, le président congolais a également évoqué plusieurs autres sujets, notamment la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que les opportunités d’investissement qu’offre la République Démocratique du Congo dans les secteurs stratégiques tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture et l’énergie.
Matthieu BEYA
