L’ancien député national Willy Bolio a été interpellé, ce mardi 17 décembre à midi, sur le boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Relâché en fin d’après-midi, Maître Willy Bolio a indiqué que son interpellation dont la princiaple raison reste méconnue, est intervenue pendant il se rendait à la primature pour une manifestation de revendication du collectif des anciens députés par rapport à leurs frais non perçus depuis de la législature passée.
« Il y a des policiers qui sont venus me barrer la route au niveau du boulevard du 30 juin quand je me rendais à la primature pour revendiquer mes droits. Je leur ai demandé ce qu’ils voulaient, ils m’ont dit qu’ils étaient à la recherche du véhicule que je conduisais donc mon véhicule. Alors que je l’ai acheté depuis 2019 et ce n’est pas un véhicule d’occasion que j’ai acheté auprès de quelqu’un, je suis le premier usager de ce véhicule là. Alors mon interrogation était de savoir est-ce qu’il y a une plainte contre mon véhicule, car je ne reconnais pas avoir cogné le véhicule de quelqu’un ou avoir fait un accident ou encore avoir tué par mon véhicule. Leur seule raison était qu’ils étaient à la recherche de ce véhicule là [ mon véhicule, Ndlr ]. Ils ont voulu prendre le volant, j’ai refusé. Ils sont montés dans mon véhicule, ils étaient à trois et ils voulaient m’orienter dans des destinations où il n’y avait pas de passage, ce que j’ai refusé et j’ai insisté qu’on aille dans un bureau de l’Etat, en dehors de cela, je ne vais pas et c’est moi qui dois conduire pour savoir où est-ce que je pars avec eux. Et finalement, j’avais baissé les vitres et les gens ont commencé à crier parce qu’ils ne comprenaient rien. C’est ainsi que l’un d’entre eux a appelé quelqu’un au téléphone avec qui ils ont parlé dans une dialecte que moi je ne connais pas, après leurs échanges, ils ont opté pour le Camp Lufungula, voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés au camp Lufungula », a expliqué Willy Bolio lors de cet entretien accordé à Mai-ndombenews.net
Quelle est finalement la raison ?
Même au camp Lufungula, les policiers qui l’ont interpellé n’ont pas pu dévoiler le motif de son interpellation, moins encore le nom du plaignant.
« Arrivés au camp Lufungula, on ne sait pas me dire qui est le plaignant ou qui cherchait le véhicule. On a libéré le monsieur qui était parti avec moi [ les autres ont pris une destination inconnue, Ndlr ] sans qu’on me donne son nom, l’OPJ a refusé de donner le nom du policier qui est venu avec moi. Jusqu’au moment où je vous parle, on n’a pas signé un procès verbal. comment verbaliser ? Il n’y en a pas et finalement eux-mêmes à la fin de compte, ont décidé que je parte avec le véhicule, j’ai refusé. Je ne peux pas amener le véhicule comme ça parce que j’ai déjà été attaqué avec mon véhicule par deux fois. Une fois, j’ai été attaqué au Palais du peuple à l’époque où on devrait changer le bureau Mabunda et l’autre fois, c’était à Lemba vers 17h. Alors, ayant déjà vécu de tels scénarii, maintenant ce sont des hommes en uniforme qui viennent dire que ce véhicule là est recherché, alors je ne peux m’ hasarder de partir avec sans connaître l’auteur intellectuel de cette affaire », a-t-il dit.
Cet ancien parlementaire indique qu’il va déposer une plainte à l’auditorat militaire pour avoir de la lumière sur cette affaire.
Bien que cette interpellation soit intervenue pendant qu’il se dirigeait vers la primature, Willy Bolio se réserve le droit d’incriminer qui que ce soit dans ce dossier. Et ce, en attendant les démarches judiciaires qu’il a annoncées.
Actuellement il est relâché, mais il a préféré laisser son véhicule au camp Lufungula dans la commune de Lingwala, pour une bonne suite du dossier.
Orman Bola et Abdias SHINGA
