L’acteur politique Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka et président du parti Action pour la Démocratie et le Développement au Congo (ADD Congo), a lancé ce 02 janvier 2026, un appel fort en faveur d’un dialogue national inclusif. Selon lui, la résolution durable de la crise congolaise repose avant tout sur la volonté des Congolais eux-mêmes.
« On ne peut pas compter que sur les Américains pour amener la paix dans notre pays. Il y a une dimension interne qu’il faut d’abord résoudre », a-t-il déclaré, pointant du doigt l’inaction persistante face à la situation sécuritaire dégradée dans l’Est de la RDC.
Prince Epenge estime qu’un véritable processus de réconciliation nationale s’impose, y compris en l’absence du président Félix Tshisekedi :
« S’il refuse ce dialogue, nous allons l’organiser sans lui. Le Congo existait avant lui, et il existera après lui. »
Reconnaissant la part de responsabilité de toutes les forces politiques dans les crises actuelles, il affirme :
« Ceux qui ont pris les armes ont péché. Ceux qui ont triché aux élections ont péché aussi. Tous doivent demander pardon au peuple congolais. »
Cette sortie intervient alors que l’accord de Washington, censé apaiser les tensions entre la RDC, le Rwanda et les rebelles du M23, reste lettre morte. Le non-respect de cet engagement par Kigali et le M23, malgré le soutien diplomatique des États-Unis, remet en cause l’efficacité de la médiation internationale et ravive les appels à des solutions internes et souveraines.
Mathieu BEYA
