Le débat sur une possible modification de la Constitution refait surface en République démocratique du Congo. Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a déclaré le samedi 7 mars que son parti ne s’oppose pas à l’idée d’une modification de la Loi fondamentale.

S’exprimant devant des militants de son parti, Augustin Kabuya a rappelé que plusieurs dirigeants congolais ont déjà procédé à des révisions constitutionnelles. « Mobutu Sese Seko l’a révisée à plusieurs reprises. Laurent-Désiré Kabila y a également apporté des modifications et Joseph Kabila l’a aussi révisée, notamment en instaurant l’élection présidentielle à un seul tour », a-t-il déclaré.

Cette déclaration intervient peu après l’intervention du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo. Lors d’une allocution récente, ce dernier s’était opposé à toute révision ou changement de la Constitution, affirmant que la RDC « n’a pas un problème de textes, mais un problème d’hommes ». Ses propos avaient suscité plusieurs réactions au sein de l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi, dont il est également membre.

Toutefois, les propos d’Augustin Kabuya reflètent une position exprimée au sein du parti présidentiel. En effet, la modification de la Constitution ne relève pas d’un parti politique, mais d’un processus institutionnel impliquant notamment le Parlement ou le recours au référendum.

Pour l’heure, aucune initiative officielle n’a encore été annoncée concernant un éventuel modification de la Constitution, mais les différentes prises de position au sein de la majorité au pouvoir témoignent d’un débat de plus en plus présent sur l’avenir de la Loi fondamentale du pays.

Matthieu BEYA

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