Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale des Nations unies aux affaires politiques, a indiqué que la coalition armée AFC/M23 tire plus d’un million de dollars par mois de l’exploitation minière illégale et de la contrebande dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon la responsable onusienne, plusieurs minerais exploités dans les zones affectées par le conflit quittent le pays par des circuits de contrebande, échappant au contrôle de l’État. Ces ressources, qui devraient contribuer au développement des populations locales, servent plutôt à financer les activités des groupes armés présents dans la région.
L’ONU souligne que ces revenus issus de l’exploitation illicite renforcent la capacité opérationnelle des groupes armés et compliquent les efforts visant à stabiliser l’est du pays. Cette situation prive également l’État congolais de recettes importantes dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Face à cette réalité, les Nations unies appellent à renforcer la coopération internationale afin de mieux sécuriser les chaînes d’approvisionnement des minerais et de lutter contre les réseaux de contrebande.
Les autorités congolaises sont confrontées au défi de reprendre le contrôle des zones minières et d’assurer que les ressources naturelles du pays profitent davantage au développement et à la stabilité de la République démocratique du Congo.
Matthieu BEYA
