Les sénateurs du Grand Bandundu et du Kongo-Central se montrent de plus en plus préoccupés par l’insécurité grandissante dans l’ouest de la République Démocratique du Congo. Le samedi 05 juillet dernier, ils ont rencontré le Vice-premier ministre en charge de La Défense nationale pour lui présenter la problématique liée à l’activisme du groupe rebelle Mobondo dans le Grand Bandundu et Kongo-Central.
Lors de ces discussions, les parlementaires ont exprimé leur inquiétude face aux exactions persistantes de cette milice. Ainsi, ils ont exhorté le gouvernement à agir urgemment pour pacifier ce coin de la république.
« Ils ont plaidé pour une intervention décisive de l’exécutif afin d’éradiquer ce mouvement armé et de restaurer durablement la paix », a rapporté le Ministère de la Défense dans un communiqué officiel.
La même source a rapporté que les élus ont plaidé pour des actions concrètes contre ces miliciens, auteurs de violences meurtrières, des pillages et déplacements massifs de populations civiles.
« Face à la menace continue que représente la milice Mobondo, source d’instabilité, de violences meurtrières et déplacements massifs de populations, les honorables sénateurs [ … ] ont sollicité une action gouvernementale accrue », ont-ils martelé.

Depuis plus de trois ans, le gouvernement central semble moins intéressé à cette situation d’après plusieurs observateurs. L’armée a été déployée sur le terrain, mais visiblement la solution est loin d’être trouvée au regard de l’aggravation de la situation sécuritaire.
Abdias SHINGA
