Dans sa lettre de démission adressée au Président de la République, Félix Tshisekedi, le mardi 17 juin, et rendue publique le mercredi 18 juin, l’ex-Ministre de la Justice, Constant Mutamba, affirme avoir été victime d’un « complot politique visiblement conçu à Kigali ».
« Je suis surpris par un coup de poignard dans le dos […] Ce complot ne vise pas ma personne, mais cherche à désorganiser le système judiciaire face à l’agression en cours », écrit-il dans sa lettre.
Démissionnaire de ses fonctions de Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, il affirme avoir subi des tentatives d’empoisonnement et des menaces d’élimination physique. Il accuse des réseaux mafieux, en lien selon lui avec des acteurs extérieurs et des complices internes, de vouloir bloquer les réformes de la justice qu’il avait engagées.

Dans sa lettre de délission, il évoque notamment la jubilation du ministre rwandais des Affaires étrangères et des responsables de l’AFC/M23 après sa mise à l’écart, y voyant la preuve d’un plan concerté pour l’écarter.

Malgré sa démission, Constant Mutamba dit ne pas renoncer à son combat : « Je ne saurais abandonner le combat pour une justice juste et équitable pour tous. »


Rappelons que l’ex-ministre congolais de la justice est visé par la justice pour un détournement présumé de 19 million de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Matthieu BEYA
