La problématique de la désinformation genrée à l’ère du numérique était au centre d’une masterclass organisée jeudi 26 mars 2026, à Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à l’intention des jeunes journalistes membres du Syndicat national des professionnels de la presse (SNPP). Cette initiative vise à renforcer les capacités des professionnels des médias face aux nouveaux défis liés à la circulation de l’information en ligne.
Dans un contexte marqué par la prolifération des contenus numériques et des fausses informations, cette formation s’inscrit dans une démarche de professionnalisation et de responsabilisation des jeunes acteurs de la presse. Elle met un accent particulier sur les enjeux éthiques et les biais liés au genre, souvent amplifiés par les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
« Nous avons organisé une masterclass afin de former les jeunes journalistes du Syndicat national des professionnels de la presse (SNPP) sur les questions de désinformation genrée à l’ère du numérique. L’idée est de mettre en place ce cadre qui est parti d’un constat selon lequel beaucoup de jeunes journalistes sont confrontés à des problèmes d’ordre professionnel, éthique et même sur les questions de conditions de travail des journalistes », a déclaré Denise Saye, secrétaire générale du SNPP.
Selon les organisateurs, cette initiative vise également à promouvoir une pratique journalistique plus rigoureuse, inclusive et respectueuse des principes déontologiques. Elle entend outiller les participants à identifier, analyser et contrer les contenus biaisés ou manipulés, notamment ceux qui véhiculent des stéréotypes ou discriminations basés sur le genre.
À travers cette démarche, le SNPP ambitionne de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de journalistes capables de faire face aux défis du numérique tout en défendant une information crédible, équilibrée et respectueuse des droits humains.
G.EKOLE
