La Conférence Épiscopale Nationale du Congo a exprimé son opposition à toute initiative de révision de la Constitution en République démocratique du Congo, appelant les autorités à concentrer leurs efforts sur le rétablissement de la paix et l’amélioration de la situation humanitaire.

Dans une déclaration rendue publique le 25 mars 2026, à l’issue d’une session extraordinaire de son Assemblée plénière tenue du 23 au 25 mars à Kinshasa, les évêques catholiques congolais ont estimé que le contexte actuel ne se prête pas à une réforme de la loi fondamentale.

Selon eux, les priorités nationales doivent avant tout porter sur la sécurité des populations et la stabilisation du pays.

Face à une situation sécuritaire et humanitaire qu’ils jugent préoccupante, les prélats ont insisté sur la nécessité de privilégier les mécanismes de dialogue. « Le dialogue est supérieur à la guerre », ont-ils déclaré, soulignant que les conflits armés traduisent avant tout un échec des solutions politiques.

S’appuyant sur leur mission pastorale et morale, les membres de la CENCO ont rappelé que l’Église ne saurait rester silencieuse face aux souffrances des populations. Ils réaffirment ainsi leur rôle d’acteur moral engagé dans la défense de la dignité humaine et du bien commun.

Cette prise de position intervient dans un contexte de débats croissants autour d’une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo, une perspective qui suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile.

En réitérant leur attachement à la paix et à la cohésion nationale, les évêques catholiques appellent les dirigeants congolais à faire preuve de responsabilité et à orienter leurs actions vers des solutions durables aux crises qui affectent le pays.

G.EKOLE

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