Les États-Unis ont appelé, le jeudi 26 Mars, au retrait immédiat des forces rwandaises de l’Est de la République démocratique du Congo, lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs.

Cette prise de position intervient dans le contexte de l’accord signé en décembre dernier à Washington par les présidents de la RDC et du Rwanda, visant à réduire les tensions et à favoriser un retour à la stabilité dans l’Est du pays.

S’exprimant au nom de Washington, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du président Donald Trump, a appelé au respect des engagements pris, notamment en ce qui concerne le retrait des forces étrangères du territoire congolais.

Sur le terrain, la situation reste marquée par la présence du mouvement rebelle AFC/M23, qui contrôle une large partie de l’Est du pays. Depuis plus d’un an, ce groupe occupe notamment les villes de Goma et Bukavu, deux centres urbains stratégiques des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Selon les déclarations américaines, cette situation persiste alors que le Rwanda est accusé de continuer à soutenir ce mouvement armé, malgré les engagements pris dans le cadre de l’accord de décembre.

Les États-Unis ont également insisté sur la nécessité de rétablir l’autorité de l’État congolais dans les zones concernées, afin de permettre aux populations d’accéder à la sécurité, à la gouvernance et aux services de base.

La séance du Conseil de sécurité s’est tenue dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la RDC, où les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de parvenir à une désescalade durable.

Matthieu BEYA

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