Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida ( PNMLS ), en collaboration avec le programme commun des Nations unies sur le VIH/ Sida ( ONUSIDA ), a procédé le samedi 07 décembre dernier, au lancement officiel de la campagne nationale de prévention contre le ViH/ Sida.
En effet, cette campagne qui vise à conscientiser particulièrement les jeunes et adolescents, va durer 6 mois sur toute l’étendue de la RDC.
« Les dernières informations issues de nos enquêtes montrent que notre jeunesse et nous-mêmes sommes en danger, car moins de 20% des jeunes connaissent le Sida. Nous devons absolument revenir sur le message de prévention si nous pensons que le développement est une préoccupation pour notre pays. La prévention est l’une stratégies les moins coûteuses pour lutter contre le Sida. Nous avons le devoir de protéger notre génération et de relancer ce message de prévention, qui, grâce à l’apport de tout un chacun pourra atteindre les zones les plus reculées », a déclaré Lienvien Kapend, secrétaire exécutif du PNMLS.
Par ailleurs, le coordonateur du Programme National de lutte contre le Sida ( PNLS ), Docteur Aimé Mboyo, a souligné les avancées réalisées en République Démocratique du Congo en ce qui concerne la prévention.
« Aujourd’hui, la lutte contre le VIH/Sida se fixe des objectifs clairs: réduire les nouvelles infections et les décès liés au Sida. Entre 2010 et 2023, nous avons réduit de 72% les décès dus au Sida grâce à la mobilisation des parties prenantes. Cependant, en matière de réduction de nouvelles infections, les résultats sont moins spectaculaires, avec une baisse de 52% sur la même période. Cette période vise donc à relancer et redynamiser la prévention dans notre pays. », a-t-il indiqué.
La représentante pays de l’ONUSIDA, Susan Kasedde Muwanse, a de son côté, réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir les actions du gouvernement congolais pour plus d’actions dans la lutte contre cette maladie mortelle.
Les dernières enquêtes menées en RDC révèlent que la prévalence du VIH/SIDA touche actuellement plus 500. 000 personnes, dont une majorité de femmes.
Abdias SHINGA
