Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde contre la progression jugée excessive de la masse salariale de l’État en République démocratique du Congo. Et ce, dans un rapport publié le 15 février 2026, à l’issue de la deuxième revue du programme appuyé par l’institution au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

En effet, le FMI estime que cette évolution pourrait peser sur l’équilibre budgétaire. Selon l’institution, les dépenses liées aux salaires des agents publics augmentent plus rapidement que prévu. Si la tendance se poursuit, elle risque de réduire la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement et de limiter les ressources disponibles pour les investissements publics, notamment dans les infrastructures, l’énergie et les services sociaux. Le FMI considère que cette dynamique pourrait fragiliser l’équilibre budgétaire dès 2026.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse, notamment la régularisation d’agents dans les secteurs de l’éducation et de la santé dans le cadre de la gratuité de l’enseignement et de l’élargissement de la couverture sanitaire, les revalorisations salariales dans certains secteurs, dont la justice, ainsi que l’augmentation des dépenses sécuritaires liées aux opérations militaires dans l’Est du pays.

Le FMI prévient qu’une masse salariale insuffisamment maîtrisée pourrait accentuer le déficit budgétaire et compliquer la gestion macroéconomique, avec des répercussions possibles sur la stabilité du franc congolais et le pouvoir d’achat.

Matthieu BEYA

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