Chaque année, le 4 janvier, la République démocratique du Congo rend hommage aux Martyrs de l’indépendance. Cette journée nationale commémore les victimes du soulèvement populaire de 1959, un moment clé dans la lutte contre la colonisation belge.

Ce jour-là, à Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), une manifestation organisée par le parti ABAKO tourne à l’affrontement. Les forces coloniales répriment violemment les protestataires. Des dizaines de Congolais perdent la vie. Le choc est immense. Pour beaucoup, c’est le début d’un point de non-retour vers l’indépendance, qui sera proclamée un an et demi plus tard, le 30 juin 1960.

Dans les familles, les récits de cette journée se transmettent. Certains se souviennent d’un proche disparu, d’un quartier en feu, d’une peur mêlée d’espoir. Pour d’autres, c’est une date apprise à l’école, mais dont la portée reste vivante.

Aujourd’hui encore, le 4 janvier est marqué par des cérémonies sobres, mais au-delà des gestes officiels, cette journée rappelle que la liberté a été conquise au prix du sang. Elle invite à ne pas oublier, à transmettre, et à réfléchir à ce que signifie être libre dans le Congo d’aujourd’hui.

Matthieu BEYA

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