La société civile environnementale, soutenue par plusieurs leaders religieux, appelle le gouvernement congolais à accélérer la mise en place du Conseil national de l’aménagement du territoire (CNAT-RDC), un organe stratégique prévu par la loi n°25/045 du 1er juillet 2025 relative à l’aménagement du territoire.
Dans un mémorandum adressé à la Première ministre, cheffe du gouvernement, le lundi 26 janvier 2026, le Consortium IRI-RDC – Société Civile Environnementale dénonce le retard observé dans la signature du décret instituant le CNAT-RDC, pourtant adopté lors de la 63ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le 17 octobre 2025.
Selon les organisations signataires, l’absence de ce conseil empêche notamment la validation du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT), actuellement en cours d’élaboration, et freine la coordination entre les différents secteurs impliqués dans la gestion des terres et de l’espace national.
Le consortium salue toutefois l’initiative du ministère de l’Aménagement du territoire, qui a mis en place une commission ad hoc chargée de travailler sur la mise en œuvre urgente de la loi. Les acteurs de la société civile affirment suivre de près l’évolution du processus à travers leurs organisations et leurs partenaires.
Plus de trois mois après l’adoption du projet de décret, aucune information officielle n’a été communiquée concernant sa signature. Une situation qui, selon le consortium, bloque l’application effective de la loi et complique la prévention et la résolution des conflits liés à l’utilisation de l’espace en République démocratique du Congo.
Les signataires rappellent également que la mise en place du CNAT-RDC figure parmi les engagements pris par le gouvernement congolais dans le cadre de l’accord avec l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI), qui prévoyait l’adoption des textes d’application avant la fin de l’année 2025.
Pour la société civile et les leaders religieux, l’installation rapide du CNAT-RDC constitue une étape essentielle pour renforcer la gouvernance territoriale, lutter contre la déforestation, améliorer la planification du développement et positionner la RDC comme un acteur engagé dans la lutte contre le changement climatique.
Les organisations signataires se disent enfin disposées à échanger avec la Cheffe du gouvernement afin d’apporter leurs contributions et d’accompagner les autorités dans la mise en œuvre des réformes territoriales prévues par la loi.
Matthieu BEYA et Orman BOLA
