La Fédération congolaise de football (Fécofa) a tranché le lundi 8 septembre dernier, le Football Club Les Aigles du Congo, le Football Club Saint-Éloi Lupopo, l’Association Sportive Maniema Union et le Cercle Sportif Simba représenteront la République Démocratique du Congo aux compétitions africaines interclubs.

Réunis autour de la Fécofa, les clubs ont voté à 21 voix contre 4, reléguant au second plan les contestataires dont Mazembe, DCMP, Don Bosco et Étoile du Kivu. Une issue qui permet de répondre à la CAF, qui avait fixé trois jours de délai pour la communication des représentants congolais.

En saisissant le Tribunal arbitral du sport (TAS), le Tout Puissant Mazembe espérait obtenir la reprise des six dernières journées du championnat. Mais l’argument a été rejeté par la majorité des clubs, convaincus que l’arrêt de la compétition était inévitable et qu’il suffisait d’équilibrer le nombre de matchs joués par chaque équipe.

La désignation des quatre représentants est aussi le fruit d’une pression constante des clubs sur la Fécofa. Réunions, lettres adressées à la CAF et à la FIFA, menaces de boycott, tout a été mis en œuvre pour obtenir un dénouement rapide. Certains réclament d’ailleurs la fin du Comité de normalisation, en place depuis plus de deux ans.

Le recours de Mazembe illustre surtout les limites du TAS. Ses décisions ne s’imposent pas automatiquement à la FIFA et à la CAF lorsqu’elles n’ont pas été saisies directement. En clair, ce sont toujours les instances internationales qui gardent la main dans les grandes affaires du football mondial.

Martin KANYEBA

By admin