Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a validé, le mardi 3 juin dernier, un financement global de plus de 1,49 milliard de dollars américains pour quatre projets structurants en République Démocratique du Congo (RDC). Ces initiatives visent à améliorer l’accès à l’électricité, renforcer la résilience face aux changements climatiques, développer la connectivité et promouvoir une meilleure gouvernance économique.
Parmi les projets les plus ambitieux figure la mise en œuvre du site hydroélectrique d’Inga 3, considéré comme un jalon crucial pour le pays. Ce projet prévoit de fournir une énergie propre, renouvelable et accessible à des millions de Congolais, tout en stimulant la croissance économique et en créant de nombreux emplois, notamment pour les populations locales.
Un autre volet majeur est le Projet de Résilience aux Inondations Urbaines, doté de 200 millions USD, qui vise à améliorer la gestion des risques climatiques dans les villes de Kinshasa et Kisangani à travers le renforcement des infrastructures et des dispositifs de prévention.
Le troisième projet, avec un financement de 600 millions USD, cible le renforcement de la gouvernance économique et de la transparence, en appuyant des réformes dans la gestion des finances publiques ainsi que dans les secteurs stratégiques tels que l’électricité et les ressources naturelles.
Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, a déclaré « C’est une excellente nouvelle pour la RDC. La Banque mondiale est profondément engagée à améliorer la qualité de vie des Congolais. »
Bob Mabila, directeur de l’Agence pour le développement du Grand Inga (ADPI-RDC), a également souligné « Le développement d’Inga 3 est un projet transformateur qui posera les bases d’une croissance inclusive. »
Avec un portefeuille d’investissements dépassant 7 milliards USD, la Banque mondiale confirme son rôle clé comme partenaire du développement en RDC, soutenant les ambitions nationales en matière d’énergie, d’infrastructures et de lutte contre la pauvreté, au-delà de 2030.
Matthieu BEYA
