Le président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé sa préoccupation face à la montée des abus sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 27 février, le chef de l’État a plaidé pour l’application de sanctions contre les auteurs de dérives numériques, tout en insistant sur le respect des libertés fondamentales.
Selon lui, les réseaux sociaux, initialement conçus comme des outils d’information et de communication, sont devenus pour certains des espaces de désinformation, d’injures publiques, de discours de haine et de manipulation de l’opinion. Il estime que ces pratiques fragilisent la cohésion nationale, menacent l’ordre public et risquent d’alimenter les divisions entre Congolais.
Face à cette situation, le président a instruit plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Justice, de prendre des mesures relevant de leurs secteurs respectifs. L’objectif affiché est de renforcer l’encadrement de l’espace numérique sans porter atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution.
Le chef de l’État a également demandé une intensification de la vulgarisation du Code du numérique afin de mieux sensibiliser la population aux règles encadrant l’usage des plateformes en ligne.
Un rapport détaillé des actions engagées devra être présenté tous les quinze jours, signe d’un suivi rapproché du dossier par la présidence.
Notons que la multiplication des contenus polémiques et des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux est devenue un espace central du débat public en RDC.
Matthieu BEYA
