Alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’est de la République démocratique du Congo, des informations publiées par The Wall Street Journal éclairent les échanges diplomatiques récents entre Washington et Kigali.

Selon le quotidien américain, les États-Unis avaient préparé une série de sanctions contre le Rwanda à la suite d’une offensive des rebelles de l’AFC/M23 dans l’est congolais. Cette offensive a notamment conduit à l’occupation de la ville d’Uvira après la signature d’un accord de paix négocié à Washington sous l’impulsion du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche.

D’après le journal, les départements américains d’État et du Trésor ont élaboré un projet de sanctions visant Kigali pour violation présumée des engagements pris dans le cadre de cet accord.

Toujours selon la même source, le président rwandais Paul Kagame aurait personnellement contacté le sénateur républicain Lindsey Graham à la fin du mois de janvier. Ce dernier aurait ensuite saisi la Maison-Blanche ainsi que le bureau du vice-président JD Vance afin de plaider la position de Kigali.

Le Rwanda aurait été présenté comme un partenaire sécuritaire stratégique des États-Unis dans la région des Grands Lacs, ainsi qu’un acteur clé dans l’approvisionnement en minerais critiques.

À l’issue de ces échanges, les sanctions ont été suspendues, malgré des réserves exprimées par certains responsables des départements d’État et du Trésor, rapporte le journal.

À ce stade, ni Washington ni Kigali n’ont officiellement confirmé l’ensemble des éléments rapportés par le quotidien américain.

Matthieu BEYA

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