Des déplacés internes ayant fui l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, ont organisé le mardi 17 mars 2026, un sit-in devant le gouvernorat du Haut-Katanga à Lubumbashi afin d’alerter les autorités provinciales sur leurs conditions de vie jugées alarmantes et solliciter une assistance humanitaire urgente.
Réunis devant le siège du gouvernement provincial à Lubumbashi, ces déplacés internes ont exprimé leur détresse face aux difficultés qu’ils rencontrent depuis leur arrivée dans la capitale du Haut-Katanga. Ils affirment vivre dans une situation de grande précarité, marquée notamment par l’absence de logement et le manque d’assistance sociale.
Selon les manifestants, plusieurs familles déplacées sont contraintes de passer la nuit à la belle étoile, exposées aux intempéries et aux risques sanitaires, faute d’abris adéquats.
« Notre préoccupation principale est que le gouverneur nous assiste, qu’il vienne en aide aux problèmes que nous avons. Le problème des déplacés, c’est le manque de logement. Nous n’avons pas de toit. Nous passons la nuit dehors avec cette pluie qui tombe presque chaque nuit », a déclaré Paul Byamungu, président des déplacés du Kivu à Lubumbashi.
Il a également souligné que les femmes et les enfants figurent parmi les plus vulnérables dans cette situation, plusieurs familles dormant à l’extérieur depuis leur arrivée dans la ville.
« Nous dormons dehors avec les enfants et les femmes. Depuis notre arrivée, nous n’avons bénéficié d’aucune assistance », a-t-il ajouté, appelant les autorités provinciales et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement pour améliorer leurs conditions de vie.
Ces déplacés affirment avoir fui les violences armées qui persistent dans l’Est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régions confrontées depuis plusieurs années à des conflits impliquant différents groupes armés.
À travers ce sit-in, ces déplacés internes espèrent attirer l’attention des autorités provinciales du Haut-Katanga ainsi que celle des organisations humanitaires sur leur situation critique, dans l’espoir d’obtenir un soutien urgent, notamment en matière d’hébergement, d’assistance alimentaire et de prise en charge sociale.
G.EKOLE
