La cité de Mushie, chef-lieu du territoire du même nom dans la province du Mai-Ndombe, a été durement touchée le jeudi 25 septembre 2025 par une pluie torrentielle accompagnée d’un vent violent. Le bilan matériel est lourd : plus de 500 maisons, dont plusieurs bâtiments scolaires et églises, ont été emportées. Par miracle, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée.

Cependant, le désastre a plongé des centaines de familles dans une détresse profonde. Depuis le drame, de nombreux ménages sinistrés dorment à la belle étoile, faute d’abris provisoires ou d’une assistance humanitaire d’urgence.

Un élu en première ligne

Face à ce drame, l’honorable Freddy Bonzeke Iliki, député national élu de la circonscription de Mushie, a réagi promptement en saisissant le Gouvernement central à travers une motion d’information déposée au Parlement. Un geste qui s’inscrit dans son rôle de représentant légal de la population.

Pourtant, malgré cette alerte, le silence des autorités reste assourdissant. Ni le Ministère des Affaires sociales et Humanitaires, ni le Gouvernement provincial du Mai-Ndombe n’ont, jusqu’ici, publié un communiqué officiel ou annoncé des mesures concrètes pour venir en aide aux victimes. Ce mutisme, jugé incompréhensible par la population locale, nourrit colère et inquiétude.

Une tragédie récupérée à des fins politiques ?

Pendant que les sinistrés attendent un geste de compassion et d’action des décideurs publics, certains adversaires politiques de l’honorable Bonzeke tenteraient, selon plusieurs observateurs, de récupérer le drame à des fins politiciennes. Une attitude décriée par de nombreux habitants qui estiment que l’heure est à la solidarité et non à la division.

Ce qui est arrivé dépasse les clivages politiques. C’est une tragédie qui appelle à l’unité et à une réponse rapide pour soulager les familles sinistrées.

Car, au-delà des querelles politiques, il s’agit avant tout d’une situation humanitaire urgente qui interpelle la conscience collective.

Conclusion engagée : Mushie ne doit pas être oubliée

Ce drame met en lumière la fragilité des infrastructures rurales face aux aléas climatiques et rappelle l’urgence d’une politique nationale cohérente de prévention et de gestion des catastrophes naturelles. Mais, au-delà de la seule responsabilité des pouvoirs publics, c’est toute la nation congolaise qui est interpellée.

Les filles et fils du Mai-Ndombe, la diaspora congolaise, les organisations humanitaires ainsi que les partenaires internationaux doivent conjuguer leurs efforts pour que Mushie ne sombre pas dans l’oubli. La solidarité, la mobilisation des ressources et l’action humanitaire urgente sont aujourd’hui des impératifs.

Parce qu’au-delà des murs effondrés et des toits arrachés, ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

Calvin Mputu Kenkeke/ Notable de Mushie

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