Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé le mardi 23 septembre un appel solennel à la communauté internationale depuis la tribune de la 80e Assemblée générale des Nations Unies. Et ce, en demandant la reconnaissance du génocide congolais.
À la même occasion, il a dénoncé les décennies de violences armées aux conséquences humaines et sociales dramatiques.
« Les conflits armés en RDC, qui durent depuis plus de 30 ans, se sont transformés en véritables entreprises prédatrices », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces guerres ont pour objectif le pillage des ressources, l’effacement de la mémoire collective et la destruction des communautés.
Félix Tshisekedi a évoqué la disparition de près de 7 millions des congolais, des familles décimées, des femmes et enfants pris pour cibles, des villages rayés de la carte et des générations entières sacrifiées.
Face à ce constat, Tshisekedi a affirmé que la RDC ne demande ni aide humanitaire ni compassion, mais exige « justice, vérité et dignité ».
Il a insisté sur le rôle central de son pays dans la quête de justice:
« Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice. »
Le président congolais a par ailleurs averti que refuser de reconnaître le génocide revient à « être complice ». Il a exhorté les partenaires internationaux à soutenir le combat de la RDC pour la vérité et la mémoire des victimes, estimant que la paix dans la région des Grands Lacs ne pourra être durable sans reconnaissance des crimes commis.