Le création d’une banque de développement constitue actuellement la préoccupation majeure de beaucoup de resssortissants de la province du Mai-Ndombe.
Dans un entretien accordé à l’ACP lundi dernier, Yves Bolokole, chef des travaux à l’Institut Supérieur Pédagogique d’Inongo, a plaidé pour la création d’une banque au chef-lieu de cette province pour faciliter les activités bancaires.
« La création de cette banque est jugée essentielle pour générer des emplois et dynamiser notre économie locale par des crédits qu’on mettra à la disposition de la population » a-t-il déclaré.
Ce scientifique estime que les crédits carbones vont davantage stimuler les initiatives entrepreneuriales et valoriser les ressources naturelles de cette province.
« Ces fonds de crédits carbone et autres peuvent véritablement catalyser les initiatives entrepreneuriales et valoriser nos ressources forestières, notamment le café, cacao et autres pour la vraie création des richesses, ce qui va devenir l’autonomie réelle de notre province comme il est question de l’idée de législateur congolais en ce qui concerne la décentralisation des entités », a-t-il renchéri.
Il pense par ailleurs que :
« les bénéfices pour la province sont considérables. Disposer d’un véritable outil de financement pour l’économie locale permettra de former une classe d’hommes d’affaires de renforcer notre cohésion communautaire. Toutefois, il est crucial que la province s’engage pleinement envers cette initiative pour garantir son succès et éviter le gaspillage des fonds ».
L’appui de la Banque Centrale et de l’exécutif national sollicité
A défaut de moyens conséquents, il exhorte le gouvernement provincial à entreprendre des démarches pour obtenir un emprunt auprès de la Banque Centrale du Congo ( BCC ) en vue de doter la province d’une institution financière digne.
« Étant donné que la Banque Centrale exige un dépôt de 50 millions de dollars américains comme fonds de garantie, le gouverneur de province devrait solliciter le gouvernement central pour faciliter cette démarche, notamment par le biais d’un emprunt, qui sera soutenu par le fonds de crédits carbone qui revient par an à notre province à la hauteur de quatre millions de dollars américains, et la quote-part mise à la disposition de notre province par la Banque mondiale sur le projet crédit carbone porté par le gouvernement congolais », a-t-il préconisé.
La province du Mai-Ndombe ne dispose d’aucune banque moins encore d’une institution financière fiable depuis le démembrement de 2015.
Abdias SHINGA
