L’année scolaire 2024-2025 s’est achevée dans la sérénité à l’Institut Tosalisana, communément appelé Intosa, situé à Inongo, chef-lieu de la province de Mai-ndombe. Dans une interview accordée à Mai-Ndombenews.net ce mercredi 2 juillet 2025, l’abbé préfet de l’établissement a salué le bon déroulement de l’année, malgré les défis rencontrés.

« Nous sommes dans la joie parce que nous y sommes. Comme certaines langues le disent, c’est la fin qui justifie les moyens. Ça n’a pas été facile, mais nous nous sommes battus et nous sommes très heureux de clôturer aujourd’hui. Certainement, l’année a connu pas mal de difficultés, grâce aux efforts de chacun, enseignants, élèves et direction nous avons réussi à atterrir dans les meilleures conditions. Notre gestion a été bonne, nous nous félicitons, ainsi que les élèves, parce que le travail attendu a été réellement abattu », a déclaré l’abbé préfet, visiblement satisfait de la résilience de sa communauté éducative.

Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées, il a promis de faire remonter les préoccupations aux autorités compétentes, tout en s’engageant personnellement à chercher des solutions à son niveau.

Il rappelle aux élèves que les études constituent la clé de la vie « Il ne suffit pas de dire “je suis élève”, il faut aussi se demander quelle école on fréquente et avec quel sérieux elle travaille. Nous, éducateurs, avons la noble mission de changer les choses. Aujourd’hui, les enfants recevront certainement leurs bulletins, mais est-ce qu’ils reflètent réellement leur niveau ? On cesse de le dire, le niveau d’enseignement a sensiblement baissé. Qui en sont les auteurs ? Nous, acteurs : préfets, directeurs, parents, élèves, chacun a la responsabilité de bien faire les choses, pour que demain notre pays ait des gens capables de défendre leurs diplômes et leur niveau d’études. »

Dans la perspective de la prochaine année scolaire, ce dernier compte ajouter des options, notamment la menuiserie et la bénisterie, car la ville d’Inongo ne dispose pas de beaucoup d’options techniques. Ces filières aideraient les enfants à apprendre un métier juste après avoir décroché leur diplôme.

Du côté de l’internat, qui a fonctionné normalement cette année avec plus de 60 élèves, le préfet promet d’améliorer les conditions actuelles avec le concours des autorités. Il invite les parents à y envoyer leurs enfants afin qu’ils bénéficient non seulement d’une formation, mais aussi d’une éducation humaine.

Concernant les élèves finalistes, le numéro un de l’Intosa reste confiant « Ces élèves ont été suffisamment outillés, formés, et d’ailleurs ils ont été jaugés. Nous espérons qu’ils donneront le meilleur d’eux-mêmes. »

À cette même occasion, une élève de 3e des humanités, au nom de Noëlla Tshibanda Kabamba, s’est exprimée « Je suis dans la joie parce que l’année avait bien commencé malgré les hauts et les bas. Je remercie les enseignants pour leur implication durant toute l’année afin que nous bénéficions de bons enseignements. Les épreuves, comme les interrogations et examens, étaient abordables. Je souhaite continuer mes études ici, car la formation, la complicité et l’amitié entre élèves sont uniques, je ne pense pas trouver cela ailleurs. »

De son côté, Pierrot Bola Bolinga, élève de 7e année, a exprimé son mécontentement quant au déroulement de l’année scolaire, notamment à cause du décès d’un camarade en début d’année et du déplacement de la charpente d’un bâtiment, événements qui l’ont affecté. Toutefois, il a reconnu que les activités culturelles, comme la fête patronale de l’école, l’avaient encouragé.

Il est important de noter qu’Intosa est une école conventionnée catholique regroupant l’éducation de base et trois options, dont pédagogie, sciences et électricité. Elle compte 17 salles de classe et a accueilli, cette année scolaire, un total de 890 élèves.

G. EKOLE

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