Plusieurs femmes engagées dans le programme « She Leads » ont mené, en simultané, des activités de sensibilisation à Inongo le 20 décembre 2025, pour renforcer la participation des femmes à la vie publique et politique. Ces actions concertées témoignent de la dynamique positive portée par les jeunes femmes leaders de la province du Maï-Ndombe.
À Mpongonzoli, Régine Ntwa Bontseme et Mireille Yamba Nsa ont réuni les femmes du quartier autour d’un message fort : l’unité et la prise en main des enjeux communautaires par les femmes. À l’issue de cette activité, une cellule des femmes leaders a été mise en place. Nadine Mpoto a été élue présidente, avec Jeanine Boswe Basambi comme vice-présidente. Cette structuration est salutaire : elle marque un pas concret vers l’autonomisation des femmes dans un environnement où leur voix est souvent marginalisée. Le choix du siège de l’Union Sacrée pour cette activité ajoute une portée politique, traduisant un engagement à s’impliquer dans les grandes orientations du pays.

Du côté du bloc ISEA, Divine Bango et Wilfrid Ngila ont rassemblé les mamans de ce secteur stratégique autour d’un objectif similaire. Là encore, une cellule a été mise en place, et Marie Mbo Ekano a été élue à sa tête. Cette démarche souligne l’importance de la structuration féminine même dans les milieux académiques et professionnels, où les femmes sont souvent reléguées à l’arrière-plan. L’initiative de ces jeunes leaders prouve que la conscientisation commence aussi par les bases : créer un espace où chaque femme peut exprimer son potentiel.
Enfin, Fanny Ilonga Nseke et Charon Lwasa Bile ont axé leur sensibilisation sur un thème fondamental le renforcement des capacités des femmes à l’Institut Techniques Médical d’Inongo, dans la vie politique de la RDC et du Mai-Ndombe. Leur message vise à préparer les femmes à occuper des postes de responsabilité et à prendre part aux processus de décision. Dans un contexte où la représentativité féminine reste faible, de telles actions sont porteuses d’espoir et de changement durable.

Cette journée coordonnée par les femmes « She Leads » reflète une prise de conscience collective et une volonté d’agir. Structurer les femmes en cellules actives permet non seulement de renforcer leur leadership mais aussi de poser les jalons d’un plaidoyer plus fort pour leurs droits. Ces actions méritent d’être soutenues par les autorités locales, les ONG et les partenaires techniques pour qu’elles ne restent pas de simples événements ponctuels, mais qu’elles deviennent des moteurs d’un changement profond.
G.EKOLE
