La province de Mai-Ndombe, en République démocratique du Congo, abrite une partie du Parc national de la Salonga, le plus grand parc forestier d’Afrique et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce parc s’étend également sur les provinces de Tshuapa, Équateur et Kwilu, faisant de sa protection un enjeu national majeur.

Riche en forêts tropicales et en rivières, le parc est le refuge d’espèces emblématiques comme le bonobo, l’éléphant de forêt et le paon du Congo. Au-delà de son importance écologique, il représente un potentiel touristique considérable qui pourrait générer des revenus significatifs pour la province.
Pourtant, le gouvernement central et provincial ne mettent pas en place les mesures nécessaires pour exploiter ce potentiel. L’accès difficile, uniquement par voie fluviale, et l’inaction des autorités laissent le parc vulnérable au braconnage et à la déforestation, tout en empêchant le développement du tourisme durable.

Le Parc national de la Salonga, partagé entre plusieurs provinces, reste ainsi un trésor naturel sous-exploité. Une gestion proactive et coordonnée pourrait non seulement protéger ce patrimoine unique, mais aussi transformer Mai-Ndombe en une destination touristique rentable et respectueuse de l’environnement.

Matthieu BEYA

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