Depuis son élection le 31 janvier 2025 et sa prise de fonction officielle le 3 mars dernier, le nouveau bureau du Conseil Provincial de la Jeunesse du Mai-Ndombe, dirigé par Platini Bombaka, n’a pas mené une seule activité publique d’envergure. Une situation qui suscite des inquiétudes croissantes au sein de la jeunesse locale.

En six mois, aucun atelier de sensibilisation, aucune initiative de mobilisation citoyenne, ni même un plaidoyer visible en faveur de la jeunesse n’a été enregistré. Ce silence prolongé nourrit un sentiment de frustration chez les jeunes, qui s’interrogent désormais sur la capacité réelle de l’équipe actuelle à porter leurs aspirations.

Manque d’initiative ? Incompétence ? Absence de plaidoyer ou étouffement politique ? C’est un échantillon d’une multitude de questions que les obsevateurs se posent. Certains pointent également le manque de moyens financiers comme un obstacle majeur à l’action. Mais pour plusieurs autres observateurs avisés, cette justification ne suffit pas.

« Un leadership dynamique trouve toujours des moyens d’agir, même symboliquement. On attendait un nouveau souffle, de l’initiative, pas une administration silencieuse », confie un ancien membre du Conseil.

Face à cette paralysie, des appels au retour des anciens leaders du Conseil, notamment Dali Moweni et André Mpia Itumba, se font entendre. Leur mandat, bien que critiquable à certains égards, avait été marqué par plusieurs activités et une présence plus visible sur le terrain.

Alors que le rôle du Conseil est d’accompagner, encadrer et porter la voix de la jeunesse, l’actuelle léthargie pose un véritable problème de gouvernance. Le Mai-Ndombe, province déjà confrontée à de nombreux défis sociaux, a besoin d’un Conseil de la jeunesse fort, actif et engagé. La balle est désormais dans le camp du bureau Bombaka : redonner vie à l’institution ou faire face à une contestation de plus en plus audible.

G.EKOLE

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