L’état actuel de la prison centrale d’Iyombe à Inongo, chef-lieu de la province du Mai-Ndombe suscite une vive inquiétude. Construite en 1923, cette maison carcérale n’a jamais connu de travaux de réhabilitation, exposant détenus et agents pénitentiaires à de graves dangers.

« Depuis sa construction en 1923, cette prison n’a eu aucune réfection. Aujourd’hui, elle est très délabrée », alerte Pius Ebiaku Mpolo, gardien pénitentiaire intérimaire de l’établissement.

Selon lui, plusieurs murs sont fissurés ou écroulés, les charpentes sont fragilisées et certaines parties du bâtiment risquent de s’effondrer à tout moment.

Les conditions de détention sont également dénoncées.

« Les prisonniers vivent dans des conditions très difficiles. Il n’y a pas d’eau potable, pas d’électricité, ni même de latrines en bon état », explique-t-il dans les médias locaux.

Pour le moment, certaines cellules ne disposent plus de portes, ce qui justifie le nombre élevé des cas d’évasion et complique le travail de surveillance.

Face à cette situation, le personnel pénitentiaire affirme avoir mené des actions de fortune pour limiter les dégâts.

« Nous faisons des corvées matinales et journalières pour nettoyer la prison. L’extérieur était envahi par la brousse, nous avons essayé de l’assainir », précise le responsable intérimaire.

Cependant, ces efforts restent insuffisants au regard de l’ampleur des problèmes.

L’appel est lancée aux autorités compétentes provinciales et nationales, y compris aux Organisations Non Gouvernementales de penser à la réhabilitation de cette prison. Et ce. Avant de penser à la construction des nouvlles maisons carcérales.

Matthieu BEYA et Orman BOLA

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