L’année 2025 s’est refermée sans grand changement pour la province de Mai-Ndombe. L’électricité y reste un rêve lointain, l’eau potable une denrée rare, et les routes sont toujours dans un état lamentable. Le quotidien des habitants se résume à faire avec ce qu’il y a, souvent pas grand-chose. Quelques rares projets sporadiques ne produisent pas grand-chose sur le terrain.

Mais au-delà des infrastructures défaillantes, c’est surtout la jeunesse qui inquiète. Désœuvrée, sans réel accompagnement, ni perspective claire, elle semble abandonnée. Par ailleurs, elle est à la merci de toutes sortes de manipulation politicienne pour des intérêts des individus. Et ce, soit pour les gouvernants, soit pour les opposants à ceux qui dirigent la province.

En effet, on y constate peu de programmes de formation, peu d’initiatives locales, et un encadrement quasi inexistant. La majorité des jeunes restent dans l’attente, entre espoir et résignation.

De l’autre côté, l’économie locale ne décolle pas non plus. Très peu ou quasiment pas d’entreprises ont vu le jour en 2025, le pouvoir d’achat est au plus bas, et les rares efforts individuels se heurtent à l’absence de vision commune. Tout semble politisé.

Pourtant, le potentiel existe. Des jeunes motivés, des intellectuels présents, des terres exploitables… mais rien n’est réellement structuré. Le Mai-Ndombe semble faire dur surplace , selon l’impression générale de l’opinion.

Face aux catastrophes naturelles ou aux conflits, les morts de Mai-Ndombe ne sont pas considerés sur le plan national. L’implication des autorités nationales est quasi-inéxistante. Le Mai-Ndombe semble de plus en plus oublié.

En cette nouvelle année,le Mai-Ndombe a besoin d’un réveil collectif, et surtout, d’une volonté sincère d’investir dans différents domaines pour faire bouger les choses.

Matthieu BEYA

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