Cadre du Congrès National Africain pour le Réveil Congo ( CNARC ), Aubaine Empamposa, est suspendu pour méconduite. Cette décision a été communiquée via une correspondance signée le mardi 27 mai 2025, par Mwamikedi Makani Marcus, l’interfédéral de cette formation politique dans le Mai-Ndombe.

Selon cette lettre, Empamposa a violé l’article 115 du CNARC qui dispose que : « les fautes liées à l’indiscipline, l’intolérance, aux disputes, aux bagarres, aux injures et tout manquement qui n’affectent pas substantiellement le fonctionnement, l’honneur et la respectabilité du parti sont susceptibles d’être punies par une suspension suivant la gravité des faits ».

De ce fait, le concerné est tenu à fournir des explications quant à sa méconduite dans les 15 jours qui suivent une fois notifié.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux depuis la semaine dernière, Aubaine Empamposa a clairement avoué d’avoir utilisé un numéro de téléphone sous un pseudonyme pour diffamer les autorités provinciales.

« Beaucoup de gens me connaissent par mon nom Aubaine Empamposa. Récemment, il y a eu des choses qui ont circulé partout concernant un numéro sous couvert du nom Mpolo Maurice, je confirme que c’est bien moi qui l’utilise. Parfois, j’agis par émotion en prenant certaines informations via les réseaux sociaux. J’ai aussi des gens auprès de qui j’obtiens d’autres éléments, je n’ai aucune preuve de mes allégations », avait t-il déclaré devant la presse.

Consécutivement à son comportement, ce cadre du parti CNARC suspendu, a été invité au Parquet de grande instance d’Inongo, le 13 mai 2025, pour justifier ses allégations. Après son audition et une leçon morale de la justice, il n’a pas hésité de présenter ses excuses à toutes les autorités diffamées.

Notons que le Code sur le numérique existe depuis avril 2023 et dispose en son article 360 que : « quiconque initie ou relate une fausse information contre une personne par le biais des réseaux sociaux, des systèmes informatiques, des réseaux de communication électronique ou toute autre forme de support électronique est puni d’une servitude pénale d’un à six mois et d’une amende de cinq cent mille à un million de francs congolais ».

Abdias SHINGA et Orman BOLA

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