Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et ancien candidat potentiel au pontificat, a partagé ses impressions sur le dernier conclave.

Dans une interview exclusive accordée à KTO, la chaîne de télévision catholique française spécialisée dans les questions religieuses, le vendredi 8 mai, il a confié avoir entamé le conclave sans idées précises :

« Je ne peux pas dire que je suis entré en conclave avec des idées très claires. J’étais même surpris de constater que, malgré cette confusion au départ, on n’a pas mis longtemps pour tomber tous d’accord sur un nom. Le Seigneur avait déjà choisi son candidat, il n’attendait de nous que de le rejoindre dans son choix », a-t-il déclaré.

Abordant les spéculations autour de l’origine géographique du nouveau pape, le cardinal Ambongo a souligné que ces considérations n’ont pas leur place au sein du conclave :

« À écouter les réseaux sociaux et les journaux, naturellement, ça aurait été impossible ou très difficile d’avoir un pape venant des États-Unis. J’ai même entendu des Américains dire la même chose : “Nous, ce n’est pas possible.” Certains disaient aussi : l’heure est venue pour l’Afrique, pour l’Asie. »

Mais pour lui, ce qui compte avant tout, c’est la personne et non son origine :

« Mon espérance au conclave est que, quand les cardinaux sont au conclave, toutes ces questions ne se posent pas. L’unique chose qui compte, c’est le profil des personnes qui sont là, quelle que soit leur origine. »

Matthieu BEYA

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