La Génération Consciente de Mai-Ndombe (GECOMA/ASBL), une structure de la société civile, a officiellement adressé une demande de démission au gouverneur de la province, Nkoso Kevani Lebon, dans un document dont une copie est parvenu à la rédaction de Mai-ndombenews.net ,ce lundi 29 Septembre.
Dans cette lettre réceptionnée par la Présidence et la Primature le 29 septembre, la GECOMA dénonce la perte d’autorité, le recul de l’image de la province ainsi que des manquements graves dans la gestion de la chose publique.

Selon ce document, la province de Mai-Ndombe aurait perdu sa place dans la scène nationale, et les attentes de la population ne seraient plus rencontrées sous la gouvernance actuelle.
La GÉCOMA déplore l’absence d’initiatives de développement. Pour elle, il n’y a aucun programme structurant qui a été mis en place, et l’administration provinciale semble embourbée dans une confusion entre gestion privée et gestion publique.

« La population, quant à elle, ne se reconnaît pas dans cette gouvernance et se demande à qui profite réellement le pouvoir», précise la correspondance.
Appel à la responsabilité politique
Dans un ton à la fois ferme et respectueux, le document exhorte l’ancien député provincial à retrouver sa posture d’excellence parlementaire, à l’image de Vital Kamerhe, et à réagir avec sportivité pour sauvegarder sa crédibilité passées.
Parmi les faits les plus marquants, la GECOMA cite entre autres :
- L’absence totale d’installation du gouvernorat et des cabinets ministériels,
- Des ministres provinciaux réduits à des piétons, sans bureau, ni véhicule, ni moyens d’action,
- Le Gouverneur et son Vice sans véhicules officiels, contraints d’utiliser une jeep de projet et un véhicule médical,
- Une seule agglomération électrifiée (Bendela),
- Zéro kilomètre de route bitumée ou bétonnée à travers toute la province.
Plusieurs décisions prises par les autorités provinciales sont qualifiées d’illustrations du manque de rigueur au sommet de l’État, parmi lesquelles :
- La commande de « bateaux fantômes » au coût exorbitant, sans impact visible,
- Des annonces précipitées sur les travaux de l’Hôtel du Lac, sans preuve de financement réel,
- Des discours incendiaires et séparatistes alimentant les tensions communautaires dans des zones sensibles comme Nioki, Bolobo et Kiri.
- La sécurité et la cohésion sociale négligées
Le document évoque également :
- La libération injustifiée d’inciviques à Bolobo, perçue comme un encouragement à la violence,
- Le silence des autorités sur la situation dramatique de Mubondo,
- L’absence d’assistance aux victimes du conflit de Kwamouth,
- Le manque total de collaboration avec les notables et la société civile.
Il sied à signaler que, cette dénonciation met en lumière un besoin urgent de redressement politique et institutionnel au Mai-Ndombe. Les attentes de la population sont claires : plus de transparence, de présence étatique, d’infrastructures, mais surtout de considération.

Le cri lancé ici, rappelle cette structure, ne vise rien d’autre que la justice sociale, la dignité humaine et le développement réel de cette province longtemps oubliée,
RÉDACTION
