Dans une interview exclusive accordée à Mai-ndombenews.net mardi 13 mai 2025, Aubaine Empamposa est revenu sur les circonstances de son interpellation mardi, qu’il qualifie d’« arbitraire » et de « condamnable ». Il affirme que des policiers en uniforme se sont introduits dans son bureau de service sans mandat ni document officiel.

Aubaine Empamposa, vice-président fédéral du parti politique CNARC, affilié à l’Union sacrée, et actuel coordonnateur adjoint chargé de l’administration au sein de cette même plateforme dans la province du Mai-Ndombe, a confirmé avoir été la cible d’une tentative d’arrestation controversée.

« Ce qui s’est passé hier, c’était une arrestation arbitraire », déclare-t-il, visiblement choqué. « Notre province est une terre d’intellectuels. On ne peut pas tolérer ce genre d’agissements », ajoute-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une atteinte aux principes de l’État de droit.

Empamposa insiste sur le fait qu’il n’a « aucun problème personnel avec un parti politique ou une autorité de la province », soulignant que ses actions sont motivées uniquement par le souci de défendre les intérêts du Mai-Ndombe.

Il déclare avoir reçu, le lendemain, une convocation officielle du Parquet de Grande Instance d’Inongo. Le document, signé par Francis ISandjola loKenyo , Substitut du Procureur de la République, le prie de se présenter ce mercredi 14 mai 2025 à 10 heures précises au siège du Parquet, situé sur l’avenue du Parquet au numéro 232.

L’objet de la convocation est décrit comme une « communication vous concernant », sans détails supplémentaires. Le numéro de dossier RMP 861/PR055.1/FL indique néanmoins l’existence d’une procédure judiciaire active.

« Je ne connais absolument rien dans cette affaire. Je suis innocent », affirme M. Empamposa. Selon lui, il s’agit d’une campagne de déstabilisation visant sa personne. Il ajoute recevoir « des menaces jour et nuit » depuis l’événement du 11 mai.

Face aux spéculations sur les réseaux sociaux, il appelle à la prudence. « Beaucoup ont raconté n’importe quoi sur mon nom », dit-il. « Mais moi-même, en tant que concerné, je confirme ce qui s’est passé ».

Interrogé sur sa décision de répondre ou non à l’invitation judiciaire, il répond fermement : « Comment fuir ? Je vais me présenter. Je n’ai rien à cacher. Nous sommes dans un État de droit ».Empamposa se dit disposé à coopérer pleinement avec la justice, tout en réservant son droit de porter plainte contre les agents de police impliqués dans l’incident du dimanche. « On ne peut pas me taquiner comme ça en pleine ville », martèle-t-il.

Il affirme ne pas être en mesure d’identifier les policiers qui sont intervenus.

« Je ne connais pas les agents, mais des images ont circulé. Cela pourrait aider à les reconnaître », explique-t-il.

Dans son message final, Empamposa lance un appel aux autorités provinciales : « Même si vous avez commis des erreurs, il faut faire les choses dans les règles. Nous devons œuvrer pour l’avancement de notre province ».

Le dossier judiciaire reste flou à ce stade, mais l’audition prévue ce mercredi devrait permettre d’éclaircir les raisons de la convocation. En attendant, la tension monte dans les rangs du parti CNARC.

Israël BONGO, Goël EKOLE et Siméon TUENDELE

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