À moins d’un mois du lancement du CHAN 2024, prévu du samedi 2 au samedi 30 août prochain en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, l’équipe nationale locale de la RDC navigue à vue. Aucun stage, aucun match amical, aucune communication, le flou persiste.

La 30e édition de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) bouclée depuis plusieurs semaines n’a visiblement pas été un déclencheur pour les responsables techniques. Aucun regroupement n’a été enclenché, ni à Kinshasa ni ailleurs. Pendant ce temps, plusieurs sélections engagées dans la compétition peaufinent déjà leurs automatismes.

La RDC partage le groupe A avec le Maroc, double vainqueur du tournoi (2018 et 2020), le Kenya, hôte du tournoi, l’Angola et la Zambie. Des adversaires sérieux, bien en avance en matière de préparation. La Zambie, par exemple, a déjà enchaîné plusieurs tests amicaux.

Le sélectionneur national de léopards A’, Otis Ngoma, n’a plus rassemblé son groupe depuis le stage de janvier dernier à Dubaï, une préparation jugée inappropriée par plusieurs analystes, car mal calée sur le calendrier du tournoi. Depuis lors, ni la fenêtre de mars, ni celle de juin n’a été utilisée pour faire avancer les choses.

Dans un climat d’inaction, les nations comme le Sénégal (tenant du titre) ou l’Algérie (finaliste sortant) poursuivent sereinement leurs préparatifs. Le contraste est brutal et met à nu les dysfonctionnements persistants de l’organisation congolaise.

Forte de deux sacres au CHAN (2009 et 2016), la RDC possède un palmarès flatteur dans cette compétition. Mais ce prestige pourrait rapidement s’effriter si la machine fédérale ne se met pas en marche.

À la tête du nouveau comité de normalisation, Belinda Luntadila Nzuzi est attendue au tournant. Sa capacité à impulser un élan de dernière minute pourrait peser lourd dans la balance pour éviter une nouvelle désillusion continentale.

Martin KANYEBA

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