Le président Félix Antoine Tshisekedi a lors de son discours sur l’état de la nation tenu ce lundi 8 décembre au Palais du peuple clarifier fermement la portée des Accords de Washington, signés dans le cadre de la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Face aux parlementaires réunis en congrès, il a assuré que ces accords ne constituent en aucun cas une remise en cause de la souveraineté nationale.
« Ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté. Ils ne valident ni les prétentions territoriales de qui que ce soit ni la mise sous tutelle de nos ressources », a déclaré le chef de l’État, rappelant que la République démocratique du Congo reste maître de ses choix et de son avenir.
Félix Tshisekedi a souligné que les Accords de Washington et de Doha doivent être considérés comme des leviers diplomatiques et stratégiques, destinés à appuyer l’action militaire et politique du pays.
Selon lui, ces engagements visent notamment le retrait des forces étrangères, l’affaiblissement des réseaux qui alimentent les groupes armés et la poursuite des crimes commis sur le territoire congolais.
Le président a réaffirmé qu’aucune amnistie déguisée n’est prévue pour les auteurs d’exactions.
Abordant la situation sécuritaire, il a une nouvelle fois accusé le Rwanda de violer le cessez-le-feu et de soutenir la rébellion M23/AFC, tout en réaffirmant la détermination des FARDC et des Wazalendo à défendre la Nation. Tshisekedi a également rappelé que les discussions menées à Doha doivent conduire au désengagement effectif des rebelles et au cantonnement de leurs combattants une fois les troupes rwandaises retirées.
Le président Tshisekedi a appelé à la résilience et à l’unité, réitérant sa conviction que les efforts diplomatiques engagés ouvrent une nouvelle voie vers la paix dans la région.
Matthieu BEYA
