Dans une correspondance datée du 22 février 2026, et consultée par la rédaction de Maï-Ndombenews.net ce 24 fevrier adressée au ministre délégué en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, Willy Bolio, député national honoraire, interpelle ouvertement le gouvernement sur la gestion des violences opposant les communautés Teke et Yaka.
Il y formule de graves accusations et appelle les autorités à faire toute la lumière sur des faits qu’il qualifie de crimes documentés.
Dans sa lettre, Willy Bolio conteste la qualification officielle d’un simple conflit intercommunautaire, estimant qu’elle occulte, selon lui, des actes ciblés contre la communauté Teke.
Il soutient que les violences seraient perpétrées par des groupes armés disposant d’armes lourdes et s’interroge sur la provenance de ces équipements militaires.
« Vous avez retiré des armes de guerre auprès des criminels créés par votre gouvernement. Qui en assure l’approvisionnement ? », écrit-il.
Le notable cite plusieurs localités touchées par les violences, notamment Kwamouth, Bagata et Maluku, évoquant une extension progressive des affrontements. Il déplore ce qu’il qualifie d’inaction ou de silence face à des faits qu’il considère comme particulièrement graves.
Par ailleurs, Willy Bolio critique la réserve observée, selon lui, par certains acteurs nationaux, notamment des organisations non gouvernementales, des structures de la société civile, des confessions religieuses et des partis politiques.


Enfin, il exhorte le gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités régaliennes, en tant qu’autorité garante de la sécurité de tous les citoyens, et à apporter des réponses claires aux préoccupations soulevées. Il souligne que la gestion actuelle de la crise pourrait, à terme, engager la responsabilité des autorités compétentes.
Depuis plus de trois ans, la situation sécuritaire dans l’espace du Grand Bandundu a fait des dégâts énormes et continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
Yoland Nunda
