La province de Mai-Ndombe fait face à une résurgence inquiétante de l’épidémie de choléra. Selon un bilan provisoire communiqué le vendredi 11 juillet sur les ondes de Top Congo, 171 cas suspects ont été recensés, dont 19 décès. Au moins sept zones de santé sont actuellement touchées.
Dans un contexte marqué par le manque de médicaments essentiels et de kits de prélèvement, les équipes sanitaires éprouvent des difficultés à assurer une prise en charge rapide et efficace des patients.
Face à cette situation, le gouverneur de la province, Lebon Nkoso Kevani, s’est exprimé pour rassurer la population. Il a indiqué que des démarches concrètes ont été entreprises auprès du gouvernement central afin de renforcer la réponse sanitaire.
« En tant qu’exécutif provincial, nous avons mobilisé les moyens disponibles pour soutenir la Division provinciale de la santé. Hier, j’ai été reçu par le ministre national de la Santé, qui m’a confirmé que les médicaments nécessaires sont disponibles. Leur distribution vers notre province est imminente », a déclaré le gouverneur sur Top Congo FM.
Le chef de l’exécutif provincial a également insisté sur l’importance de respecter les mesures d’hygiène et de prévention mises en place par les autorités sanitaires. Il a appelé les citoyens à la responsabilité collective et à la vigilance, rappelant que des services de l’État sont mobilisés pour assurer un contrôle strict des déplacements dans les zones affectées.
Dans le souci de contenir la propagation de la maladie, le gouvernement provincial a décidé de renforcer la surveillance sanitaire aux frontières, en particulier celles partagées avec des provinces voisines déjà frappées par l’épidémie.
« Nous avons encore des défis à relever, notamment en ce qui concerne les intrants médicaux, mais je reste confiant : avec la collaboration de tous, nous surmonterons cette épreuve », a conclu le gouverneur Kevani.
Rappelons que le choléra se manifeste par des symptômes tels que la diarrhée aqueuse, les vomissements, les crampes abdominales et la déshydratation. En cas d’apparition de l’un ou plusieurs de ces signes, il est recommandé de se rendre immédiatement dans un centre de santé. Le traitement est entièrement gratuit, rassure un communiqué officiel.
Matthieu BEYA et Abdias SHINGA
