La finale de la CAN 2025 restera dans les mémoires, non seulement pour la victoire du Sénégal (1-0 après prolongation), mais aussi pour la tension palpable sur le terrain et sur le banc marocain. Le moment décisif ? Le penalty manqué par Brahim Diaz dans les dernières secondes du temps réglementaire, qui aurait pu offrir le titre aux Lions de l’Atlas.
Après une interruption de vingt minutes, provoquée par l’excitation des tribunes et la sortie temporaire des Sénégalais à l’appel de Pape Thiaw, le match a repris. Brahim Diaz a choisi de tenter une panenka audacieuse face à Édouard Mendy, qui n’a laissé aucune chance au joueur du Real Madrid. La balle de sacre s’est envolée, et la frustration a explosé côté marocain.
Dans ce climat électrique, Walid Regragui n’a pas caché sa déception et a adressé de sévères remontrances à Diaz pour son choix technique. Le joueur, rappelé sur le banc à la 98ᵉ minute, est apparu affecté par la réaction de son entraîneur, ajoutant une dimension humaine et dramatique à la finale.

Le gardien sénégalais, Édouard Mendy, a tenu à clarifier la situation:
« Il faut être sérieux, à une minute de la fin, ça fait cinquante ans que son pays attend… Il a essayé de marquer, j’ai eu le crédit de l’arrêter, c’est tout ». Sa déclaration souligne la volonté sincère de Diaz et dissipe toute idée de manœuvre volontaire.
Finalement, Pape Gueye, en prolongation, a trouvé la lucarne pour offrir aux Lions de la Teranga leur deuxième titre continental, laissant le Maroc avec un goût amer et un débat autour d’un choix technique crucial. Cette finale restera comme un exemple de la tension, de la passion et des émotions extrêmes qui font vibrer le football africain.
Martin KANYEBA
