Contrairement aux déclarations du ministre rwandais des Affaires étrangères publiées jeudi soir sur le réseau social X (ex-Twitter), le retrait des troupes rwandaises de la République démocratique du Congo (RDC) figure bel et bien dans l’accord de paix qui sera signé ce vendredi à Washington.
Le document à parapher officiellement par les ministres congolais et rwandais des Affaires étrangères au Département d’État américain, prévoit clairement le désengagement progressif des Forces de défense rwandaises du territoire congolais, en application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Jeudi soir, le chef de la diplomatie rwandaise affirmait sur X qu’« on ne trouve nulle part dans le projet d’accord de paix la mention “retrait immédiat des mesures défensives du Rwanda” ». Une affirmation rapidement démentie par la porte-parole du président congolais, Tina Salama, qui a confirmé que l’accord à signer est strictement identique à celui déjà paraphé par les délégations des deux pays la semaine précédente.
Une base juridique claire : la résolution 2773
Selon des documents consultés par TOP CONGO FM, l’accord s’appuie sur la résolution 2773 de l’ONU, présentée par la France et adoptée à l’unanimité. Elle condamne fermement les attaques du M23, attribuées au soutien actif du Rwanda, et appelle à leur retrait immédiat ainsi qu’à la dissolution des structures administratives parallèles imposées par ces groupes dans l’est de la RDC.
Le texte sera signé en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, après des négociations conduites avec l’implication directe du président Donald Trump. Celui-ci s’est engagé à obtenir un accord concret, en rupture avec les processus de Luanda et Nairobi, jugés inefficaces par Kinshasa.
Matthieu BEYA
