l’occasion de la Journée internationale des forêts, célébrée le 21 mars sous le thème « Forêts et économies », des voix se sont élevées le 21 mars 2026, à Kinshasa pour rappeler l’importance stratégique des écosystèmes forestiers dans le développement socio-économique de la République démocratique du Congo (RDC). Au-delà de leur valeur environnementale, les forêts apparaissent comme un véritable socle d’activités économiques, souvent informelles mais vitales pour des millions de Congolais.
Intervenant samedi dans la capitale congolaise, Laurette Disanka, coordonnatrice de l’ONG Acteurs pour le développement durable et la préservation des forêts en Afrique (Addpfa), a souligné que la forêt en RDC ne se limite pas à une source de bois ou de recettes fiscales.
Elle constitue une « économie vivante » au service des populations.« Parler des forêts et des économies, ce n’est pas seulement évoquer les ressources ligneuses. C’est reconnaître que la forêt nourrit, soigne, emploie et protège des millions de personnes », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les forêts congolaises jouent un rôle central dans la subsistance des communautés locales, agissant comme un véritable « supermarché » et une « pharmacie >> communautaires. Elles offrent des produits alimentaires, des plantes médicinales et des moyens de subsistance à une grande partie de la population, en particulier dans les zones rurales.
Disanka a également mis en lumière l’apport souvent invisible des femmes et des peuples autochtones dans ces économies locales. Ces acteurs, bien que marginalisés dans les politiques publiques, contribuent largement à la préservation et à la valorisation durable des ressources forestières.
Au niveau national et international, les forêts de la RDC représentent aussi un levier stratégique majeur. Elles jouent un rôle clé dans la régulation du climat mondial, la conservation de la biodiversité et le développement d’une économie verte susceptible de générer des revenus durables pour le pays.
Alors que la RDC abrite l’un des plus vastes massifs forestiers tropicaux au monde, la Journée internationale des forêts rappelle l’urgence de repenser la place de ces écosystèmes dans les politiques économiques. Entre richesse écologique et potentiel économique, la forêt congolaise s’impose comme un atout majeur pour un développement inclusif et durable.
G.EKOLE
