À l’approche des élections générales prévues en 2028, la question des moyens financiers nécessaires à leur organisation s’invite déjà dans le débat public en République démocratique du Congo.
En effet, des signaux d’alerte évoquent des difficultés budgétaires susceptibles d’affecter les préparatifs du scrutin.
Selon plusieurs sources concordantes, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) serait confrontée à d’importantes difficultés de financement susceptibles d’impacter les préparatifs des élections prévues en 2028.
Parmi les opérations potentiellement affectées figurent la révision du fichier électoral, l’acquisition du matériel, la logistique ainsi que le déploiement du personnel sur l’ensemble du territoire national.
Ces tensions financières alimentent déjà des inquiétudes au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Plusieurs observateurs redoutent que cette situation ne compromette le respect du calendrier constitutionnel, dans un pays où l’organisation des scrutins demeure un enjeu central de stabilité politique et institutionnelle.
À ce stade toutefois, aucune communication officielle ne fait état d’un éventuel report ou d’une annulation du processus électoral. Ni la CENI ni les autorités gouvernementales n’ont, pour l’heure, confirmé les inquiétudes relayées dans l’espace public.
Face à la montée du débat, les appels à la transparence et à la clarification se multiplient.
Acteurs politiques, organisations de la société civile et analystes plaident pour une évaluation rapide de la situation financière du processus électoral ainsi que pour la mobilisation anticipée des ressources nécessaires.
Pour nombreux d’entre eux, garantir la tenue des élections dans les délais constitutionnels constitue non seulement une exigence légale, mais également un impératif démocratique majeur pour la consolidation des institutions du pays.
G.EKOLE
