Le président rwandais Paul Kagame a vivement réagi, jeudi 5 février, aux menaces de sanctions évoquées par la communauté internationale dans le contexte de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

S’exprimant publiquement, le chef de l’État rwandais a rejeté toute forme de pression diplomatique. Il a déclaré : « Au lieu d’être étouffé par toutes ces menaces, je préfère être étouffé en vous disant d’aller en enfer », une prise de position illustrant son refus de céder face aux sanctions envisagées contre Kigali.

Paul Kagame a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme un traitement partial de la communauté internationale, estimant que celle-ci accorde au président congolais Félix Tshisekedi un statut privilégié, le traitant, selon ses termes, « comme un enfant gâté ».

Réaffirmant la ligne souverainiste de son pays, le président rwandais a insisté sur le choix de l’autonomie nationale : « Nous nous sommes engagés à être autonomes, en tant qu’individus et en tant que pays, afin que notre existence ne dépende ni de la chance ni de la bonne volonté d’autrui, qui pourrait choisir de nous aider aujourd’hui et de se retirer demain. »

Cette sortie intervient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Kinshasa et Kigali.

À Washington, les autorités américaines travaillent à la mise en place de sanctions ciblées contre le Rwanda, susceptibles de viser des responsables politiques et sécuritaires, en lien avec la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, y compris le président Paul Kagame.

Matthieu BEYA

By admin