La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre d’échanges approfondis entre les autorités congolaises et le Congrès des États-Unis À Washington. Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été reçu le mercredi 4 février par plusieurs responsables du Sénat et de la Chambre des représentants, dans un contexte marqué par un durcissement du ton de certains élus américains à l’égard du Rwanda.

Au Sénat, le chef de l’État congolais s’est entretenu notamment avec le sénateur républicain Jim Risch et la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen. Les discussions ont porté sur la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, la mise en œuvre de l’Accord de paix RDC–Rwanda ainsi que sur le renforcement du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington. Les sénateurs ont insisté sur la nécessité de mécanismes de suivi crédibles et vérifiables afin de garantir le respect des engagements pris par les parties.

Parallèlement, à la Chambre des représentants, le président Tshisekedi a rencontré les membres de la Commission des affaires étrangères, conduite par son président Brian Mast, en présence des élus Chris Smith, Sarah Jacobs et Gregory Meeks. Les échanges ont notamment abordé l’application de l’Accord de paix de Washington ainsi que le rôle stratégique de la RDC, tant dans la stabilisation de la région des Grands Lacs que dans la transition énergétique mondiale, au regard de ses ressources en minerais critiques.

Dans ce contexte, le républicain Chris Smith, président de la sous-commission Afrique, a appelé l’administration américaine à envisager des sanctions ciblées contre des responsables rwandais pour le non-respect, selon lui, des engagements contenus dans les Accords de Washington signés en décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda. Il a souligné la nécessité d’actions concrètes pour garantir la paix et la protection des populations civiles dans l’Est congolais.

Ces échanges traduisent un intérêt accru du Congrès américain pour la situation en RDC et une volonté affichée de suivre de près l’évolution des engagements régionaux, alors que Kinshasa plaide pour une implication internationale plus ferme en faveur d’une paix durable.

Matthieu BEYA

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